« 6 000 000
ou quelques centaine de milliers, qu’est-ce que ça change ? »
Lorsqu’on révise à la baisse le nombre
des morts dans les camps, on s’entend souvent répondre : « 6 millions ou moins,
qu’est-ce que ça change ? Le fait reste le même : des juifs ont été
exterminés. »
Cette étude répond à cette question. Elle
prend pour point de départ la façon dont les nouveaux
manuels scolaires pour classe de troisième (éd. 2003) étudient l’histoire
de l’ « Holocauste ».
La valse
des estimations
Table des matières
Des
écarts allant jusqu’à 300 %
Les
victimes du camp d’Auschwitz
En
1945, les vainqueurs se moquaient de l’exactitude des estimations
4 millions
de morts à Auschwitz selon les Soviétiques
La
déclaration écrite de W. Höttl
A
Nuremberg et après, le vainqueur jongla avec les millions…
Les
révisions successives intervenues depuis 1989 et qui sont cachées aux élèves
1,5 million,
960 000, 630 000, 510 000… les révisions sensibles à partir de
1989
Révisions
que l’on cache aux élèves de troisième
Des
révisions sensibles qui remettent en cause la thèse officielle
Sur
Auschwitz, de nouvelles révisions sont à attendre
La
cause probable de silence observé autour des révisions à la baisse
Le
cas du « génocide » des Tziganes
200 000
à 500 000 : des estimations très différentes
1990 :
une inflation délirante, 1 000 000 de victimes !
1997 :
la baudruche se dégonfle, on parle de 50 000 morts
On
ne peut plus parler d’ « Holocauste »
Hier
les Tziganes, demains les juifs ?
Concernant le
« génocide » des Tziganes, les manuels édités chez Nathan et chez
Hatier parlent respectivement de 220 000 et 200 000 victimes
(Nathan, 90 ; Hatier, 103). Cette différence de 10 % n’est pas
choquante, car on admet bien volontiers que le nombre de victimes d’un massacre
ne puisse être connu exactement. Mais ouvrons maintenant le Magnard ;
page 85 le document 4 est intitulé : « Près de 500 000
tziganes exterminés ». Cette fois, la différence est de plus de
200 % !
Même constat à propos des
victimes du camp d’Auschwitz. L’élève qui consultera le Hachette apprendra
qu’un million de personnes sont (prétendument) mortes dans ce camp (Hachette,
111, doc. 5). Mais celui qui ouvrira le Breal lira les « aveux »
de R. Höss selon lesquels, de 1941 à 1943, plus de trois millions de déportés ont perdu la
vie dans ce lieu[1].
Cette fois, l’écart se monte à plus de 300 % !
De telles divergences, qui
outrepassent de très loin les incertitudes des statistiques, suffisent pour
contester la fiabilité des estimations données. Cette absence de crédibilité ne
saurait surprendre. A partir de 1945, en effet, le seul souci des vainqueurs
était de noircir le plus possible le vaincu. Aussi ont-ils avancé et accepté
avec la plus grande légèreté les chiffres délirants.
A Nuremberg, par exemple,
l’accusation soviétique estima le nombre de victimes d’Auschwitz à « plus de
4 millions »[2] (les trois
millions de R. Höss plus un million pour 1944). Elle se fondait sur le
rapport d’une Commission d’État
extraordinaire qui avait honteusement surestimé les rendements et les
durées de fonctionnement des fours crématoires et qui n’avait même pas expertisé
l’arme du crime (voir
le document)[3].
L’Accusation présenta
aussi comme « preuve » une déclaration de l’ancien chef adjoint de
l’AMT VI du RSHA, Wilhelm Höttl, dans laquelle l’auteur disait
qu’Adolf Eichmann lui aurait dit que 6 millions de Juifs avaient été
assassinés, parmi lesquels 4 millions l’avaient été dans les différents
camps de concentration et 2 millions ailleurs[4]. Mais
lorsque, par la suite, Hermann Göring souligna que le chiffre de
4 000 000 n’avait pas été prouvé, l’Accusation se garda bien de le
contredire ; au contraire, le procureur général adjoint britannique, sir
David Maxwell-Fyfe, lâcha :
Admettons que
ces chiffres, dont l’un est russe [4 millions
de morts à Auschwitz] et l’autre allemand [4 millions
de juifs morts dans les camps, 2 millions ailleurs],
ne soient exacts qu’à 50 % près. Il n’en reste pas moins qu’il s’agirait
du massacre de respectivement 2 000 000 et 1 000 000 de
Juifs[5].
C’est clair : à
Nuremberg, l’Accusation se moquait totalement de l’exactitude des
estimations ; elle jonglait avec les millions ; quatre millions, deux
millions, un million, quelle importance ? Dans cette ambiance de folie,
tout devenait possible. C’est ainsi qu’en 1955, dans son fameux documentaire
intitulé Nuit et Brouillard, Alain
Resnais parla de... 9 millions de morts à Auschwitz (« 9 millions de
morts hantent ce paysage »).
Il fallut attendre plus de
40 ans pour que, enfin, cette folie commence à cesser. En 1989, Jean-Claude
Pressac, qui était présenté comme un spécialiste de la technique des chambres à
gaz homicides d’Auschwitz, estima que, dans ce camp, le nombre de gazés
oscillait entre 1 et
1,5 million[6]. L’année suivante, les
autorités du musée d’Auschwitz annoncèrent le prochain remplacement des plaques
commémoratives qui reprenaient l’estimation soviétique de 1945 ; elles
précisaient que, d’après les dernières recherches, entre 1,1 et 1,5 million
de personnes étaient mortes dans ce camp, dont environ 960 000 juifs (voir l’article du Monde)[7]. En
1993, l’historienne antirévisionniste Deborah Lipstadt parla encore de
« 1,5 à
2 millions » de victimes des chambres à gaz à Auschwitz[8].
Mais à partir de cette
année-là, les baisses sensibles se succédèrent : en 1993, dans son ouvrage
consacré aux crématoires d’Auschwitz, Jean-Claude Pressac parla de 775 000
victimes, dont 630 000
juifs gazés (voir le document)[9] ;
un an plus tard,
dans la version allemande de son livre, il revit ses chiffres à la baisse,
évoquant 630 000 à 710 000 victimes, dont 470 000 à 550 000 gazées[10]. En 2002, enfin, Fritjof
Meyer parla de 510 000
victimes.
Depuis plus de dix ans,
ainsi, les évaluations du nombre de morts à Auschwitz ont sensiblement évolué,
passant largement en dessous de la barre de 1 million. Mais ça, les classes
de troisième en France n’ont pas le droit de le savoir : elles doivent
encore retenir et considérer comme établies
des estimations complètement dépassées (de 1 à 3 millions), dont une
vieille de près de 60 ans.
Certains pourront
rétorquer : « 4 millions ou 500 000, quelle
différence ? Le fait reste le même : des juifs ont été
exterminés. ». Dans un premier temps, je répondrai : « S’il n’y
a aucune différence entre 4 millions, 1 million ou quelques centaines
de milliers, alors pourquoi
cacher aux élèves les dernières révisions ? Pourquoi ne pas leur
donner, pour Auschwitz, les derniers chiffres publiés ? »
Personnellement, je crois
connaître la raison de cette occultation — et c’est là la deuxième partie
de ma réponse. Sachant que depuis 1945, les historiens ne cessent de réviser à
la baisse et que la dernière révision date de 2002, on peut penser que d’autres
suivront. Aujourd’hui ainsi, je n’ai aucune raison de croire que le nombre de
victimes à Auschwitz avoisine les 500 000. Je n’ai aucune raison de croire
que Fritjof Meyer a davantage raison que les Soviétiques en 1945, qu’Alain
Resnais en 1955, que les autorités du Musée d’Auschwitz en 1990, que
D. Lipstadt en 1993 et que J.-C. Pressac en 1993-1994. Par
conséquent, j’attends les prochaines révisions et rien ne m’interdit de
supposer qu’un jour viendra où le nombre de morts reconnu sera
trop faible pour pouvoir parler d’un « Holocauste ».
Je fonde ma conviction sur
l’affaire du (prétendu) génocide des Tziganes. Nous avons vu que, sur ce sujet,
les manuels scolaires se contredisent gravement : deux parlent d’environ
200 000 victimes et un autre de 500 000. Certains pourront penser à
une simple coquille (un « 5 » aurait accidentellement remplacé un « 2 »
dans le Magnard). Il n’en est rien. En vérité, les auteurs ont tout simplement
consulté des documents différents. Ceux qui parlent de 200 000 à
220 000 exterminés ont consulté l’ouvrage (ou un auteur qui se réfère à
l’ouvrage) de Donald Kenrick et Grattan Puxon paru en 1972 et intitulé The Destiny of Europe’s Gypsies[11]. Les
deux chercheurs prétendaient avoir découvert que 219 700 Sintés et Roms
avaient été tués sous Hitler[12]. Les
auteurs du Magnard, quant à eux, se sont référés (directement ou non) à
l’estimation donnée par l’Union des Roms et l’Association des Sintés allemands.
En 1980, elles ont adressé au gouvernement fédéral un mémorandum dans lequel on
lisait : « Au moins un demi-million de Roms et de Sintés allemands a
été victime de la politique raciste du IIIe Reich »[13]. Preuve
que le « 5 » de « 500 000 » n’est nullement une
coquille.
Naturellement, certains
pourront être surpris face à ces énormes variations alors qu’il s’agit d’un
événement circonscrit dans le temps et dans l’espace. Ils ne sont cependant pas
au bout de leurs surprises. Car en 1990, un activiste de la communauté rom, Jan
F. Hancok, a écrit dans une lettre publiée par le New York Times :
Des recherches
récentes viennent de montrer que plus d’un million de Tziganes ont été
assassinés sous le IIIe Reich et que ces estimations vont
encore augmenter au cours des recherches à venir[14].
De 200 000 en 1972,
on passait donc à plus d’un million en 1990. Cette inflation démentielle ne
saurait être due aux inévitables incertitudes des statistiques. Sa cause réside
dans le fait que la thèse de l’extermination des Tziganes sous Hitler est un
vulgaire mélange de rumeurs sans fondement et d’estimations fantaisistes.
Le 13 février 1997,
d’ailleurs, Bettina Schulte a rapporté, à propos de conférences sur
« l’ Holocauste » qui s’étaient tenues à l’université de
Fribourg :
C’est
uniquement par une étude patiente et exhaustive des archives qu’on a pu trouver
que le nombre des Sintés et des Roms assassinés se situe manifestement bien en
dessous des nombres qui ont cours dans les médias : 50 000 au lieu de
500 000 (Michael Zimmermann, Essen/Iéna)[15].
Maintenant, même à supposer
que cette estimation soit exacte, la revendication de 50 000 victimes dans
une guerre qui a causé plusieurs dizaines de millions de morts n’est nullement
la preuve d’un « Holocauste ». Rappelons que les bombardement alliés
sur la France ont fait officiellement plus de 60 000 morts ; or,
personne ne prétend que les Anglo-américains ont voulu exterminer les Français.
Je souligne d’ailleurs qu’en 1981, un spécialiste de l’histoire tzigane,
M. Streck, a concédé : « Un plan conçu et appliqué pour un génocide des Tziganes n’a
pu être reconstitué »[16]. A
ma connaissance, rien n’a changé aujourd’hui. Or, si ce plan n’a pas pu être
reconstitué malgré les centaines de tonnes d’archives allemandes tombées aux
mains des Alliés en 1945, c’est qu’il n’a très vraisemblablement jamais existé.
Certains pourront répondre
qu’après la guerre, le premier commandant d’Auschwitz, Rudolf Höss, a
« avoué » qu’Himmler avait décidé l’extermination des Tziganes. C’est
ce que certains manuels scolaires tendent à faire croire, mais c’est faux (lire ici pourquoi).
Le cas des Tziganes est
donc capital, car il démontre l’inanité de l’argument selon lequel, lorsqu’il
s’agit des « crimes nazis », le total des morts ne change rien. Le cas des Tziganes prouve au
contraire qu’une forte révision à la baisse du nombre des victimes peut entraîner une totale remise en cause de
la version des faits. Avec plusieurs centaines de milliers (voir un
million) de victimes, la thèse de l’ « Holocauste » des Tziganes
s’imposait ; avec quelques dizaines de milliers morts, dans une guerre qui
en a provoqué des millions et des millions lors de bombardement, d’épidémies,
de famines etc., la thèse de l’ « Holocauste » devient inepte.
Il en est de même pour Auschwitz : avec
4 millions de morts (prétendus), la thèse du « camp
d’extermination » s’imposait ; avec moins d’un million c’est déjà
plus problématique ; avec 100 000 environ, la thèse du « camp d’extermination »
apparaîtra comme inepte. Dès lors, on
comprend pourquoi les rédacteurs de manuels scolaires (et les concepteurs
d’émissions destinées au grand public) continuent d’évoquer les « millions
de victimes juives » et cachent les révisions à la baisse concédées depuis
dix ans. Ils veulent impérativement empêcher l’émergence de doutes chez
certains.
[1] « Je dirigeai Auschwitz jusqu’au 1er décembre
1943 et estime qu’au moins deux millions cinq cent mille victimes furent
exécutées et exterminées par le gaz, puis incinérées ; un demi-million au
moins moururent de faim ou de maladie, soit un chiffre minimum de trois
millions de morts » (Breal, 85, doc. 5).
[2] Voy. TMI,
XXXIX, doc. URSS-008, pp. 260-261.
[3] Sur le rendement des fours d’après le rapport soviétique,
voy. TMI, XXXIX, p. 261. Voy.
également les Izvestia, 8 mai
1945 ; une traduction française de l’article est parue dans la brochure
intitulée : Le Choc. 1945. La presse
révèle l’enfer des camps nazis (éd. de la FNDIRP, 1985), pp. 63-71. Le
rendement des fours crématoires se trouve à la page 71. Pour un rendement réaliste, voy. Le mensonge d’Auschwitz par l’illustration (éd. VHO, s.d.),
document 185 bis. Voy. également la synthèse du premier Rapport Leuchter
parue dans les Annales d’histoire révisionniste
(n° 5, 1988), pp. 100-101.
[4] « COMMANDANT WALSH. — […] Le Ministère Public pourra
présenter beaucoup de preuves concernant le nombre de juifs morts aux mains des
nazis […]. Je vais vous présenter […] un document, une déclaration qui établit
la mort de 4 000 000 de juifs dans les camps de la mort et de
2 000 000 de juifs par la Police d’État de l’Est, formant un total de
6 000 000. Document PS-2738 (USA-296). Les chiffres cités émanent
d’une déclaration d’Adolf Eichmann, chef de la section juive de la
Gestapo, faite [au] Dr Wilhelm Höttl, chef adjoint du groupe de la section
étrangère de la section de sécurité, AMT VI du RSHA. Le Dr Wilhelm
Höttl fit la déclaration suivante sous forme d’affidavit et je cite la
page 2 : “[D’après ce qu’a dit
Eichmann] Environ 4 000 000 de juifs ont été tués dans divers camps
de concentration et 2 000 000 ont trouvé la mort autrement, la plus
grande partie fusillée par des détachements de Police de sûreté pendant la
campagne en Russie” » (TMI, III, 572).
[5] « SIR DAVID MAXWELL-FYFE. — Puis-je vous rappeler le
témoignage qui a été donné ici même et selon lequel, rien qu’à Auschwitz,
4 000 000 de personnes ont été exterminées ? Vous en
souvenez-vous ?
ACCUSÉ GÖRING. — Oui, on l’a
affirmé ici, mais on n’a jamais pu prouver un tel chiffre.
SIR DAVID MAXWELL-FYFE. — Si
vous considérez que ce fait n’a pas été prouvé, permettez-moi de vous rappeler
la déclaration sous serment de Hötll […]. Il affirme qu’environ
4 000 000 de juifs ont été tués dans les camps de concentration,
tandis que deux autres millions de juifs moururent d’une autre façon. Admettons
que ces chiffres, dont l’un est russe et l’autre allemand, ne soient exacts
qu’à 50 % près. Il n’en reste pas moins qu’il s’agirait du massacre de
respectivement 2 000 000 et 1 000 000 de Juifs » (TMI,
IX, 647).
[6] Voy.
J.-C. Pressac,
[7] Voy. Le
Monde, 19 juillet 1990, p. 17.
[8] « La recherche indique maintenant que le nombre de gens morts
dans les chambres à gaz d’Auschwitz/Birkenau est compris entre 1,5 et
2 millions, parmi lesquels 85 à 90 % étaient des juifs »
(voy. D. Lipstadt, Denying the
Holocaust. The Growing Assault on Truth and Memory (Penguin Books, 1994),
p. 188, note.
[9] Voy. Jean-Claude Pressac, Les Crématoires d’Auschwitz. La Machinerie du meurtre de masse (éd.
du CNRS, 1993), p. 148.
[10] Voy. Die Krematorien von Auschwitz, Die Technik
den Massenmordes, p. 202.
[11] Le destin
des Tziganes d’Europe (Sussex University Press, 1972).
[12] Ibid.,
pp. 183 et suivantes. Signalons que, dans son livre paru en 1979 (éd.
France-Empire) et intitulé L’Holocauste
oublié, Christian Bernadac parle de 229 950 tués.
[13] Voy. D. Kenrick,
G. Puxon, Timan Zülch, Die Zigeuner
– verkannt – verachtet – verfolgt (Niedersächsische Landeszentrale für
politische Bildung, Hanovre, 1980, p. 125.
[14] Voy. New York Times, 20 août 1990.
[15] Voy. Frankfurter Rundschau, 13 février
1997. Cité par Otward Müller, op. cit.,
p. 115.
[16] Voy. Zeitschrift für Kulturaustauch, 1981,
cahier n° 4, p. 418. Cité
par Otward Müller dans Études
révisionnistes, vol. 2, p. 115, article intitulé : « Le
mythe de l’extermination des Tziganes ».